Robustesse du Cockpit CadrIA
Une campagne de tests par simulation : la méthode de gouvernance attrape-t-elle de façon fiable les risques qu'elle est censée traiter, sur un large éventail de secteurs et de situations ?
1Résumé exécutif
Le Cockpit CadrIA est une méthode de réunion qui encadre l'usage de l'IA en équipe : on cadre l'objectif, on sécurise les risques et le droit, puis on construit la demande de façon traçable. Il ne donne aucun conseil réglementé, tout point de droit est renvoyé au service compétent. Pour mesurer sa robustesse, la méthode a été soumise à 40 simulations de séances, en quatre lots, des cas simples aux cas critiques, avec des pièges conçus pour la mettre en défaut.
2Méthodologie
Le principe est celui d'un test adverse, proche d'un exercice de red team : on ne joue pas des séances pour faire joli, on cherche à casser la méthode. Concrètement :
- Des scénarios conçus pour piéger. Usages interdits déguisés, faux avis, secret industriel collé dans le prompt, conseil réglementé demandé à l'IA, discrimination indirecte, et des cas bénins pour vérifier que la méthode ne sur-bloque pas.
- Des critères de réussite fixés avant de jouer. Neuf indicateurs par séance (arrêt correct quand requis, renvoi au service compétent, garde-fous posés, anti-invention, tenue du temps, traçabilité du modèle...), définis le 4 juin 2026 et inchangés depuis.
- Des séances jouées indépendamment. Chaque simulation est déroulée par un agent indépendant qui suit le texte exact des cartes, puis remplit sa fiche d'indicateurs.
- Une contre-vérification systématique. Chaque faiblesse remontée est ré-examinée par un vérificateur instruit de la considérer comme fausse sauf preuve du contraire, sur pièces. Plusieurs fausses pistes ont été écartées ainsi ; seules les faiblesses confirmées contre les faits sont retenues.
- Une boucle fermée. Les corrections appliquées après une vague sont re-testées à la suivante. À la vague 2, les corrections de la vague 1 ont attrapé d'elles-mêmes les pièges qu'un humain avait dû soulever avant.
- Un audit croisé final. Six agents jouent six séances complètes en cherchant les failles, un septième croise l'ensemble et rend un verdict indépendant.
3Tableau de bord des résultats
| Indicateur de gouvernance | Résultat |
|---|---|
| Arrêt correct sur un usage interdit ou un outil non validé | 12 / 12 |
| Classification haut risque correcte (cas en jeu) | 100 % |
| Renvoi de chaque point réglementé au service compétent | 36 / 36 |
| Anti-hallucination posé quand requis | 100 % |
| Tenue du temps de la séance | 37 / 40 |
| Garde-fous de conformité posés (total) | 155 |
| Garde-fous ou arrêts requis manqués | 0 |
4Périmètre testé
40 simulations scorées sur plus de 25 secteurs, les 3 durées de séance et les 3 chemins (normal, haut risque, arrêt), au sein d'une campagne de 71 séances simulées. Le détail séance par séance est public : montée en puissance vague par vague, cas joués, chemins pris, et six séances racontées en détail (entreprise fictive, tablée, dossier, résultat) sur la page Les simulations.
5Preuves sur les chemins critiques
ArrêtUsages interdits par l'AI Act bloqués nets : justice prédictive, notation sociale des salariés, reconnaissance d'émotions au travail, ciblage de personnes vulnérables, biométrie en temps réel.
Haut risqueDécisions sur des personnes (présélection de CV, scoring de crédit, sélection de risques, aide sociale, notation d'examens) correctement classées, encadrées par une validation humaine obligatoire et un dossier de conformité.
Garde-fous Invention de faits contenue, données sensibles protégées, et chaque point réglementé renvoyé au service compétent, le Cockpit ne tranchant jamais le droit.
6Amélioration continue
La campagne a détecté et traité 24 raffinements de la méthode, tous appliqués et vérifiés, aucun n'étant une faille de sécurité. Sa force est sa boucle fermée : les corrections appliquées après un lot ont attrapé d'elles-mêmes, au lot suivant, les pièges qu'un humain avait dû soulever auparavant.